Mercredi 21 novembre 2018 Pizzeria du Château Eybens

En ce mercredi 21 novembre, les Ascopiens se sont retrouver pour un repas partagé,
idée et organisation de Claudine.
Bravo à elle et merci !!!

Ce fut un plaisir de se retrouver dans un cadre autre que les randonnées afin d’échanger et de se retrouver différemment.

Merci à Boubaker pour les photos.

A bientôt toutes et tous.

Martine

 

 

 

Mardi 20 novembre 2018

                               LES HAUTES BATTERIES DU MURIER

                                                                                               2 heures – 4,3km

 

Il faisait 8 degrés ce mardi après-midi, et le temps était humide ; quoi de mieux pour se réchauffer qu’une petite balade ! Nous étions huit à défier cette météo glaçante et haut dessus de St Martin d’Hères, c’était parti pour une courte rando en direction des Batteries du Mûrier.

La boucle à parcourir n’étant pas entièrement fermée, les deux chauffeurs du covoiturage ont disposé les voitures à deux arrêts, nous évitant ainsi de trop marcher sur la route. Malgré l’humidité ambiante, le chemin était relativement sec ; après avoir dépassé le Fort du Mûrier (fermé aux visiteurs à cette époque), nous avons gravi un sentier sympathique malgré un effort à plus de 22% heureusement d’une courte durée. La piste était large et peu caillouteuse, la vue dégagée mais sous un ciel chargé de nuages. Sur les replats, nous pouvions deviser sans peine et sans s’égosiller en marchant souvent de concert.

Dans une petite côte nous avons dépassé un petit fortin de pierres à moitié décati par le temps, les restes d’un passé militaire, dont je parlerai à la fin. Si près de Grenoble, quel apaisement ! Entourés de collines et de montagnes, de restes de nature ayant parcourus vaille que vaille, nous foulions nos souvenirs et le regret de randos qui nous en avaient mis plein les yeux et le cœur.

La mélancolie fait partie également du tempo de l’automne.

Quand le ciel s’est légèrement dégagé, nous nous sommes arrêtés pour une courte pause-goûter sans s’asseoir car l’herbe était mouillée et surtout pas question de se poser trop longtemps au froid. Deux chevaux nous ont tenu compagnie dans un petit cirque silencieux et accueillant. Un quart d’heure après, nous avons repris la route pour rejoindre nos pénates.


Départ par la route du Bigot, chemin de droite faisant un C inversé, nous avons passé le parc à chevaux et la D112, longé la descente, pris un chemin à gauche qui mène au col Gourlu à 556m, puis la montée à gauche nous amène au point haut à 578m. Aux Batteries Hautes, nous sommes redescendus à 529m par la D112 et repris le chemin en C inversé, dépassant le point de départ et traversé le Bigot et continué par le chemin des Collodes jusqu’au Mûrier.

 Quelques précisions : le nom Mûrier n’a rien à voir avec la ronce qui donne la mûre et ne provient pas non plus de l’arbre qui nourrit le vers à soie ; il vient du nom « morium » qui signifie « colline ». Le fort construit entre 1873 et 1878 faisait partie d’un ensemble de fortifications militaires bâti tout autour de Grenoble. Durant la Première Guerre Mondiale, on interna dans le fort des prisonniers allemands. Durant la Seconde Guerre Mondiale, la colline est un refuge pour la résistance opérant en ville, ensuite ce fut un dépôt de munitions jusqu’en 1978. 

                                                                                             Texte et photos de  Jean

Vendredi 16 novembre Autrans

                               D’AUTRANS AUX COLOMBETS

 Nous sommes partis de Grenoble à 11h00 ; sortant de la bouillasse bruyante de la ville, au bout d’un quart d’heure une coupure nette nous a fait passer de la grisaille au bleu-soleil et la chaleur s’est faite dans nos regards. Nous n’étions que trois, à ce rythme décroissant je pourrais écrire bientôt mes « rêveries de promeneur solitaire ».

Nous nous sommes garés au niveau des tremplins de saut à ski.

Retournant sur nos pas durant 200 mètres, croisant Notre Dame des Neiges (une statue de mauvais goût avec sa peinture en or de pacotille), nous avons bifurqué à angle droit en direction des bois Claret dans une montée à fort pourcentage, cassante par la proximité du départ. Les vêtements chauds sont retournés dans nos sacs avant de pénétrer dans une forêt dense essentiellement plantée d’épicéas suffisamment âgés pour nous dissimuler presque entièrement la lumière. Si les épicéas sont souvent cultivés pour fournir les arbres de Noël, ceux-ci sont d’une taille à abriter un troupeau de dinosaures.

Alternant des faux plats montants et des passages à fort pourcentage (environ du 15%), nous avons dépassé le Grand Mollard pour retrouver la lumière et le soleil si bienveillant que bientôt, quelques 100 mètres plus haut, aux Colombets, nous nous sommes assis dans l’herbe sèche et réchauffée, pour déjeuner tranquillement se prélassant sans pression pour s’en retourner.

Le paysage déclinait les verts des prairies, des forêts et de l’enceinte des montagnes, sous un ciel bleu intense, nous imposait un silence apaisé et serein.

Nous sommes rentrés, faisant une boucle toujours dans les bois Claret passant par les Alliés, les Combeaux, la ferme Julien, les Gonets, les Gaillards ; nous avons arpenté des passages pentus mais peu caillouteux, des montagnes russes et rejoint, en allant sur Autrans, un chemin plat de 1,8km.

Un café léger et en route avant que la nuit nous engloutisse.

7,800km – 320m de dénivelé- 3h30 de marche- 30 minutes de pause et le soleil en tête.

Vraiment rien à redire, nous reviendrons.

 

                                                                                               Jean

 

 

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