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Les Batteries et la carrière de Sassenage

Les Batteries de Sassenage

Le Fort du Saint Eynard a été construit de 1874 à 1879, puis affecté à l’artillerie.

Après 1881, pour permettre l’interdiction des voies d’accès, les fortifications de Grenoble sont complétées par la construction de « batteries » qui étaient des ouvrages détachés du fort lui-même :

Sur la face Nord du Néron, la Batterie du Néron

Sur les flans du Mont Rachais, la Batterie du Quichat

Au dessus de Sassenage, au lieu-dit Les Engenières,  devait être édifié un autre ouvrage qui devait croiser ses tirs avec ceux des Batteries du Néron, mais le projet ne fit pas mené à terme.

Toutes ces Batteries, laissées à l’abandon, sont appelées à disparaitre, absorbées par la végétation.

 

Les carrières de ciment   http://www.vicat.f

                                     La carrière de Sassenage (Isère)

 

Première carrière aménagée, de manière définitive pour un certain nombre d’hectares et de façon temporaire pour d’autres, par le groupe Vicat en 1990, la carrière de Sassenage a également servi de site pilote pour tester une nouvelle technique d’ensemencement : les semis hydrauliques. Cette dernière consiste à fixer les graines dans un substrat projeté ensuite sur la roche. Objectifs : recréer une mosaïque de milieux avec des essences locales sur les contreforts du Vercors et constituer, au fil du temps, grandes prairies retenant l’eau et bosquets accueillant la faune.
Pour intégrer les fronts de taille dans le paysage, le groupe Vicat a également appliqué un procédé de vieillissement de la roche. Il permet de teinter cette dernière de la même couleur que les affleurements millénaires du Vercors.

C’est la pierre à chaux qui fit la fortune de la ville après l’invention du ciment par

Vicat et l’épopée de l’or gris dès la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui encore, les petits wagons de Balthazard et Cotte acheminent la chaux depuis les carrières de Sassenage vers l’usine de Saint-Égrève en enjambant l’Isère et l’autoroute.

 

 

La Ville de Sassenage

Ses habitants sont appelés les Sassenageois.

Le toponyme Sassenage est issu du gaulois cassanos signifiant chêne

La petite cité de Sassenage compte, dès le XIe siècle, deux églises. Elles sont toujours visibles, l’une au bord du Furon avec la paroisse Saint-Pierre qui abrite depuis 1822 le tombeau du duc de Lesdiguières et de sa famille et l’autre, dite des Côtes, située sur l’ancienne route d’Engins.

Histoire et légendes

L’histoire de la cité est liée à celle de la famille Bérenger-Sassenage.
Sassenage était autrefois le centre d’une importante baronnie, la seconde du Dauphiné, qui s’étendait sur neuf paroisses. On distinguait alors les paroisses du « Bas Sassenage » (Sassenage, les Côtes, Fontaine, Engins) et celles du « Haut Sassenage » (Lans, Villars-de-Lans, Autrans, Méaudre). Ces dernières riches en bois de pins et pourvoyeuses du fameux fromage de Sassenage.
De la montagne à la ville proche, vaste marché attirant à elle les marchandises et les hommes, Sassenage était un lieu de passage obligé. On trouve donc là, outre les représentants de l’autorité seigneuriale, un groupe important de marchands et artisans. L’activité agricole, blé, vin, fruits, légumes est elle-même en partie orientée vers la ville.

A la famille de Sassenage, et au site des cuves de tous temps célèbres en Dauphiné, se rattache la légende de la fée Mélusine. Celle-ci ayant causé la mort de son père, la fée Pressine, sa mère, lui jeta un sort. Mélusine s’en alla pleurer près d’une fontaine où elle rencontre le beau Raimondin, seigneur de Sassenage. Pour l’épouser le chevalier dut promettre qu’il ne chercherait jamais à savoir ce que ferait son épouse le samedi. Mais la curiosité et la jalousie finirent par l’emporter, et Raimondin surprit un beau jour son épouse dans son bain : femme jusqu’à la ceinture, mais poisson dans la partie inférieure de son corps. Mélusine poussa un cri déchirant et s’enfuit se réfugier dans les grottes de Sassenage qu’elle ne devait plus quitter que pour venir annoncer des clameurs, trois jours avant la mort des membres de la famille de Sassenage.

L’effigie de Mélusine figure sur la façade du château de Sassenage.

 

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