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Barrage de Monteynard

Barrage de Monteynard

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Le barrage de Monteynard est un barrage hydroélectrique français, de type voûte, situé sur le Drac1 et mis en service en 19621. Il est situé sur les communes de Monteynard et Avignonet situées dans le département de l’Isère et la région Rhône-Alpes.

Historique

Dés le début du XXe siècle, quelques centrales turbinent l’eau du Drac et ses affluents. Il faudra cependant attendre 1930 avant que le parcours de ce torrent des Alpes ne soit considéré sous un angle industriel nouveau, les gorges profondes qu’il traverse offrant un site favorable à l’implantation en cascade de 4 grands barrages et aménagements hydroélectriques.

Le barrage de Monteynard, mis en service en 1962, poursuit vers l’aval l’équipement du Drac commencé avec la construction du barrage du Sautet (1935), suivie des réalisations successives des chutes de Cordéac (1946) et de Saint-Pierre-Cognet (1957). Fortement équipé pour mettre à tout instant sur le réseau Très Haute Tension (THT) une puissance de pointe de 360 MW, Monteynard est complété à l’aval par l’aménagement de Saint-Georges-de-Commiers (1962) (barrage de Notre-Dame-de-Commiers et centrales de Saint-Georges-de-Commiers et Champ II). Le Drac est ensuite équipé d’aménagements au fil de l’eau jusqu’à sa confluence avec l’Isère : la centrale de Pont-de-Claix associée au barrage du Saut du Moine, les centrales de Drac Inférieur et de Saint-Égrève.

Selon la légende, le nom du fleuve proviendrait d’un dragon du folklore Dauphinois, « justifiant très bien son appellation, lorsque l’on découvre son caractère agité ». Ainsi on peut dire que l’hydraulicien maitrise aujourd’hui l’énergie du dragon qui est à l’origine d’une puissance cumulée sur l’ensemble de la vallée (Le Sautet, Cordéac, Saint-Pierre-Cognet, Monteynard, Saint-Georges-de-Commiers, et Champs II) de 1 800 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’une ville comme Lyon2.

Mise en eau du barrage

Les travaux d’infrastructure ont été conséquents, car le fond de la gorge étroite et profonde était difficilement accessible et contenait des rochers instables. La configuration particulière du site nécessita la construction d’une voûte épaisse de 455 000 m3 de béton pour permettre de loger l’usine au pied du barrage. Deux évacuateurs de crue sont incorporés à l’ouvrage. Quatre prises d’eau sont disposées sur le parement amont et alimentent à travers quatre conduites forcées verticales noyées dans le béton, les quatre groupes de production sous une chute de 127 m.

La centrale est mise en service en avril 1962 et la première mise en eau totale est réalisée en avril 1963. À sa construction, Monteynard-Avignonet était le deuxième plus grand barrage artificiel de France, après celui de Serre-Ponçon.

Caractéristiques techniques du barrage

Le barrage de Monteynard-Avignonet, situé à 500 m d’altitude, à 25 km au sud de Grenoble, est de type voûte épaisse en béton (5 m d’épaisseur en crête et 20 m d’épaisseur à la base), haut de 135 m et long de 230 m. Il constitue sur 16 km de longueur un lac d’une superficie de 657 ha.

Quelques chiffres
Le barrage :
– Barrage voûte épaisse
– Mise en eau : 1962
– Hauteur : 135 m
– Longueur du couronnement (crête) : 230 m
– Épaisseur maximale (à la base) : 54 m
– Épaisseur en crête : 5 m

La retenue :
– Bassin versant : 2 050 km2
– Altitude : 490 m
– Volume : 276 hm3
– Surface : 657 ha
– Longueur : 16 km.

Évacuateurs de crues

Deux évacuateurs de surface équipés chacun d’une vanne segment {{{1}}}, situés au milieu du barrage, avec seuil à la cote 481 m.
Capacité théorique : 2 500 m3/s à la cote 495 m.

Vidange du barrage

Deux vannes de vidange de demi-fond, équipées chacune d’une vanne de garde type chenille de {{{1}}}, seuil à la cote 394,75 m et d’une vanne secteur de réglage 2 m x 2 m, seuil à la cote 394,5 m.

  • Capacité nominale : 325 m3/s à 490 m (335 m3/s à 495 m.

  • Temps de vidange de la retenue à partir de la R.N . avec apports et débit turbiné nuls : 9 jours.

  • Temps pour réduire de moitié la poussée sur le barrage avec apports et débit turbiné nuls : 7 jours

Centrale électrique

La centrale incorporée dans le corps du barrage a été mise en service en 1962. Elle est télécommandée depuis le Centre de Conduite Hydraulique (CCH) de Lyon. L’usine, de type moyenne chute, est équipée de quatre groupes verticaux à turbines Francis. Sa puissance totale est de 360 MW et sa production moyenne annuelle est de 480 GWh soit la consommation résidentielle d’une ville de 200 000 habitants. Cette production à partir d’une énergie 100 % renouvelable, permet d’éviter l’émission de 398 400 tonnes de CO2 par an.

Quelques chiffres

  • 4 groupes verticaux à turbine Francis qui permettent de turbiner jusqu’à 338 m3/s

  • Puissance installée : 360 MW

  • Hauteur de chute : 127 m

  • Équivalence consommation résidentielle : une ville de 200 000 habitants, soit la ville de Rennes (480 GWh/an)

  • CO2 économisé : 398 400 t/an

Risques naturels

Le lac du Monteynard est surplombé par des terrains instables, un glissement de terrain a eu lieu le 7 mars 1981 à la combe d’Harmaliere3, un autre à la combe du Mas pourrait concerner 3 à 5 millions de mètres cubes.
La brutalité et l’imminence d’un risque de glissement sont toutefois sujettes à débat: un mouvement de grande ampleur est considéré comme peu probable selon les services de l’état, mais une procédure d’expropriation et d’expulsion des habitations situées dans la combe du Mas est néanmoins en cours.

Notes et références

  1. ? a et b barrage-usine de Monteynard [archive], sur le site hydrelect.info, consulté le 2 septembre 2014
  2. ? [PDF] Monteynard : le géant du Drac [archive], sur le site energie.edf.com, consulté le 1er septembre 2014
  3. ? a et b DÉTERMINATION DES CARACTÉRISTIQUES MÉCANIQUES AU CISAILLEMENT DES ARGILES LITEES – CAS DU GLISSEMENT DE LA COMBE D’HARMALIERE [archive], sur le site trid.trb.org

http://www.lac-monteynard.com/

Lors de la réalisation du barrage sur le Drac, le village de SAVEL a été noyé. Le village voisin de MAYRES a généreusement marié son nom au sien pour mémoire.
L’ancien pont construit au-dessus du Drac fut détruit en 1720 pour prémunir le village contre la peste.

http://www.isere-tourisme.com

Un belvédère aménagé au dessus du barrage, et accessible aux personnes à mobilité réduite, permet de découvrir le site, son fonctionnement, et le territoire.

http://www.grenoble-montagne.com

En se penchant sur l’histoire du lac de Monteynard on découvre la générosité de la minuscule commune de Mayres qui, à défaut de pouvoir sauver sa voisine Savel vouée à disparaître sous les eaux une fois le barrage construit, décida de faire perdurer son nom en le mariant au sien. Cette générosité se vérifie une nouvelle fois aujourd’hui par le cadeau original qui est fait aux randonneurs : une vertigineuse passerelle himalayenne enjambant le Drac à plusieurs dizaines de mètres de hauteur en contrebas du village. Mais l’édifice n’est pas solitaire puisqu’une seconde passerelle a également été ancrée dans les falaises friables des gorges de l’Ebron. Elles permettent ainsi aux marcheurs, non seulement de relier la Matheysine au Trièves par un itinéraire spectaculaire, mais également d’offrir une partie de l’année un tour, moyennant un transfert par bateau d’une rive à l’autre du lac.

http://energie.edf.com

Un peu d’histoire…

 

Dés le début du XXe siècle, quelques centrales turbinent l’eau du Drac et ses affluents. Il faudra cependant attendre 1930 avant que le parcours de ce torrent des Alpes ne soit considéré sous un angle industriel nouveau, les gorges profondes qu’il traverse offrant un site favorable à l’implantation en cascade de 4 grands barrages et aménagements hydroélectriques.

Le barrage de Monteynard, mis en service en 1962, poursuit vers l’aval l’équipement du Drac commencé avec la construction du barrage du Sautet (1935), suivie des réalisations successives

des chutes de Cordéac (1946) et de Saint-Pierre-Cognet (1957). Fortement équipé pour mettre à tout instant sur le réseau Très Haute Tension (THT) une puissance de pointe de 360 MW, Monteynard est complété à l’aval par l’aménagement de Saint-Georges-de-Commiers (1964)

(barrage de Notre-Dame-de-Commiers et centrales de Saint-Georges-de-Commiers et Champ II). Le Drac est ensuite équipé d’aménagements au fil de l’eau jusqu’à sa confluence avec l’Isère : la centrale de Pont-de-Claix associée au barrage du Saut du Moine , les centrales de Drac Inférieur et de Saint-Égrève

 

Le Drac, la puissance d’un torrent au service de l’homme

 

Le Drac prend sa source dans le Champsaur sur la partie méridionale du massif du Pelvoux. D’un débit très irrégulier d’une année sur l’autre, le Drac structure le cœur du Dauphiné, qu’il traverse du Sud au Nord pour déboucher sur l’agglomération de Grenoble juste avant sa confluence avec l’Isère.

L’origine du nom Drac renvoie au Dragon du folklore Dauphinois, justifiant très bien son appellation, lorsque l’on découvre son caractère agité.

Ce cours d’eau fut d’ailleurs associé à de multiples mythes et légendes et vit plusieurs crues exceptionnelles au fil de l’histoire. Aujourd’hui, ce torrent offre un parcours varié ; entre le caractère sauvage des gorges et des lacs maîtrisés; révélant cette géologie si particulière faite d’une succession de parois rocheuses étroites, taillées dans les alluvions, ayant peu à peu délaissé les tronçons du lit d’origine

 

Le barrage usine de Monteynard, le géant du Drac

 

Situé à 500 m d’altitude, et à 25 km au sud de Grenoble, le barrage construit pour fermer la gorge de Monteynard, étroite et profonde, est de type voûte épaisse en béton, haut de 135 m et long de 230 m. La centrale de production est entièrement intégrée dans le corps du barrage et contribue

à renforcer l’ouvrage. Elle est équipée de quatre groupes de production alimentés par quatre conduites forcées verticales noyées dans le béton.

Les eaux turbinées par la centrale sont restituées et stockées en aval directement dans la retenue de Notre-Dame-de-Commiers dont le plan d’eau remonte jusqu’au barrage de Monteynard.

La surveillance du barrage est assurée par des dispositifs d’auscultation qui permettent de

contrôler en permanence la tenue de l’ouvrage.

La conduite des groupes de production de Monteynard est effectuée à partir du Centre de Commande Hydraulique EDF (CCH) basé à Lyon.

 

La vallée du Drac, un fleuron de l’hydroélectricité d’EDF dans les Alpes

 

Les 6 centrales hydroélectriques équipant la vallée du Drac (Le Sautet, Cordéac, Saint-Pierre-Cognet, Monteynard, Saint-Georges-de-Commiers et Champ II) produisent chaque année

1800 GWh*, ce qui représente la consommation résidentielle d’une ville comme Lyon et

l’économie de 1 500 000 tonnes de CO2. La réserve constituée par les 4 grands barrages qui alimentent ces centrales (Le Sautet, Saint-Pierre-Cognet, Monteynard et Notre-Dame-de-Commiers), permet de disposer à tout instant sur le réseau d’une puissance de 700 MW*. De plus, l’ensemble des barrages participe à l’écrêtement des crues du Drac.

 

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  1. Vendredi 23 septembre Les Passerelles » Association ASCOP

    […] Pour plus d’informations sur les passerelles et le lac,c’est ici http://ascop.net/blog/les-echos-des-randos/barrage-de-monteynard/ […]

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